dimanche 16 janvier 2011

Stewart Island - Rakiura Track

Du 14 au 16 Janvier :

Stewart Island est la troisième île de Nouvelle-Zélande de par sa superficie. Elle compte bon nombre d'habitants ; à savoir environ 400. 95% de l'île est un parc naturel et elle est réputée pour ses oiseaux, kiwis et kakas notamment.

Nous avons fait un trek de 3 jours sur l'île, soit 37 km au total si on reste sur le bon chemin. Il s'agit d'une des fameuses Great Walks de Nouvelle-Zélande.

Nous sommes arrivés par bateau le 14 janvier à 11h avec un temps splendide. Une fois descendus du bateau, en attendant nos deux gros sacs à dos, on se rend vite compte que le vent est glacial. Il a beau faire chaud, avec un soleil qui tape fort, le vent nous refroidit vite.



Une fois nos sacs récupérés nous sommes partis nous enregistrer au Departement of Conservation. L'enregistrement permet de lancer les secours à la recherche de nos corps inertes, si nous ne donnons pas de signe de vie un jour après notre date de retour.

On nous dit qu'une partie du track est en travaux, un peu boueuse, mais on se lance quand même : le soleil est radieux, et le parcours s'annonce superbe.

La première étape consiste à rejoindre Port William par un chemin longeant la mer. La couleur de l'eau est superbe, un beau bleu turquoise, elle est claire et l'on peut y voir facilement les poissons. Impossible de lui résister : baignade immédiate à l'entrée du parc naturel (que les pieds pour Noémie, elle n'aime pas l'eau à 10°C) à Lee Bay.



La première journée de marche est fort agréable. La forêt pluvieuse est magnifique, les fougères sont splendides, la côte ressemble à un petit paradis. Un court arrêt pour se redonner de l'énergie sur Maori Beach et c'est reparti. Pour accompagner notre route, nous entendons de temps en temps des tuis, ces oiseaux ont deux larynx et chantent un double air très sympatique.



On arrive au campground assez tôt au final, vers 16h. On plante notre tente juste sur le bord de la magnifique baie de Port William.



Le sable a une couleur d'or dans l'eau au soleil, les crabes se cachent à notre passage et les poissons pululent dans ces eaux turquoises. Un oystercatcher a son nid à 10m de notre tente sur la plage avec deux petits oeufs. Il nous râle sans cesse dessus, et nous attaque même si l'on a le malheur de s'y approcher trop près.

Le soir arrive et nous décidons de partir chasser le kiwi (au sens figuré!!!). Malgré une longue recherche, seul un bruit dans les fougères nous a fait espérer en apercevoir un, dans cette forêt impressionnement silencieuse, mais c'est en vain, que nous sommes retourné dans notre tente.

La deuxième étape nous amène à traverser l'île pour rejoindre Sawdust Bay. Durant une trentaine d'année (1900 à 1931), les hommes ont tenté d'exploiter le bois de cette partie de la forêt. Il en reste quelques traces au milieu de la forêt.



La progression du début est rapide. On atteint vite le plus haut point de notre journée. Le plus dur à ce moment là semble être fait. La suite du parcours est hélas jonché de tronc en travers du chemin et autres obstacles qui ralentissent notre progression. On est plus souvent sur le côté du chemin que sur le chemin même. Pour nous en rajouter un peu, il se met à pleuvoir.



Difficile de trouver un endroit pour faire un arrêt pour le repas de midi. Au final, nous arrivons en 4h de marche au refuge de North Arm, où nous pouvons nous abriter le temps de déjeuner.

Lors de ce petit arrêt, nous croisons un couple de néo-zélandais qui se fait une double étape (12h de marche) le tout avec de gros sacs et surtout en sandales, les pieds tout propres, alors que nos chaussures sont pleines de boue.

La pluie s'estompe, nous décidons de repartir, il nous reste 2km de marche. Le sentier est très difficilement pratiquable. Auparavant, un chemin en bois aidait les randonneurs sur cette parcelle. Toutes les palettes ont été retirées et on a le droit désormais à une constante mare de boue. Nous sommes de moins en moins sur le chemin : il est impraticable. Ici, il faut suivre la corde au milieu des arbres tombés.



Finalement nous atteignons le campground, fatigués, voire exténués. Nous découvrons une baie beaucoup moins paradisiaque qu'hier, avec un grand estran, une couleur de mer des plus sombres et des nuages menaçant.



Le soir, nous nous rendons compte que nous n'avons pas fait grand chose. 3 français partagent avec nous le campground ; eux, ils ont fait le tour de l'île, au total 10 jours de trek !

Le troisième jour, la pluie tombe sans cesse, et dans ces conditions, dur de se lever et de sortir de la tente. Il faut tout ranger alors que tout est sale et trempé.

Le trajet est fait d'une traite. La boue, la pluie, et la piètre qualité du chemin font de ce dernier jour une vraie galére. Heuresement qu'il reste à certains endroits les passerelles de bois (ils n'ont pas encore tout enlevé).



Finalement on a que peu profité de ce dernier jour, pour couronner le tout, nous sommes frigorifiés en attendant le ferry avec nos vêtements trempés. Et pas de ferry avant 15h30, soit 2h d'attente...

Stewart Island nous aura montré deux visages. Un petit paradis quand il fait beau, et un véritable petit enfer lorsque la pluie et le vent se déchaînent !

Contents tout de même de retrouver un camping avec un peu plus de confort : douches, lave-linge, sèche-linge...

Location:Stewart Island

1 commentaire:

  1. Quel contraste de climat et de paysage pour un territoire si petit!
    Heureusement que c'est l'été!
    D'ailleurs, Nono, j'ai vu que tu avais déjà pris des beaux coups de soleil!!!!avant la pluie et le froid!
    Mais c'est çà l'aventure et c'est formidable ce que vous faites! J'aurais bien aimé avoir fait çà quand j'étais jeune!
    Gros bisous à tous les 2.

    RépondreSupprimer